Nom : Manabu Satoru
DDN : 19 mars 1962 (il a 45ans!!!!!!), à Hiroshima
Taille : 173 cm
Poids : 49 kg
Groupe sanguin : O
Mana, ce n'est pas seulement un style, c'est aussi une personnalité, complexe au demeurant. Nous le connaissons tous pour avoir été le créateur (avec Közi), leader et guitariste du groupe aujourd'hui en hiatus indéfini : Malice Mizer. Il a donné au genre visuel de la scène rock japonais une touche d'élégance, teintée de symbolique gothique. Malice Mizer fut le premier groupe japonais à tendance gothique qui posséda un style propre à lui, sombre, froid mais raffiné. Et cela, il le devait au goût particulier de son fondateur pour la mode du XIXème siècle ainsi que pour les films d'horreur. Avec une prédilection pour le bleu, les tenues de Mana furent toujours composées la plupart du temps de robes ou jupes longues, digne d'une artistocrate deux siècles auparavant. Du temps de Malice Mizer (et encore actuellement), il apparaissait comme un personnage froid, le visage impassible, ne souriant et ne parlant jamais (il dit détester le son de sa propre voix), organisant dans l'ombre les spectacles et chorégraphies sur scène lors des shows. Lors des interviews, il va même jusqu'à chuchoter à l'oreille de ses camarades (généralement les chanteurs, Gackt, Klaha et Juka, qui faisaient et font office de leader à la place de Mana auprès des médias) pour ne pas avoir à prononcer le moindre son de sa si détestable voix (lors d'une des premières interviews de Malice Mizer en 1996 à l'émission HOT WAVE, il lâcha malgré tout quelques mots desquels nous pûmes juger que sa voix n'avait rien de si répréhensible).
Au sein de son groupe, il tenait les rôles féminins, quelque soit les circonstances : shows, clips ou (mini) films. Nous pouvons le voir interprêter les 'rôles' (c'est un bien grand mot) de courtisane et de servante dans leur premier mini film 'Bel Air / Verte Aile'; de none ou de jeune mariée dans 'Bara no Konrei' ("Les fiançailles des Roses"). La physionomie de Mana est telle que son androgynie le fait passer aisément pour une femme. Il avoue d'ailleurs adorer la diversité des modes féminines, une des raisons sans doute pour laquelle il joue les travestis. En réalité, peut lui importe qu'il soit homme ou femme (il ne s'agit que d'une différence physique), il est l'un et l'autre à la fois, et jouant sur cette ambiguïté sexuelle il crée sa propre ligne de vêtement : Moi Même Moitié.
Elevé dans une famille dont le père était professeur de musique, Mana apprit très tôt notamment le piano, alors que la maison ne comprenait pas moins, outre un piano, un clavier et une trompette. Il n'aimait guère jouer du piano, et à l'école il préférait la sculpture et la peinture (auxquels il était relativement doué) à la musique. Il n'a jamais été réellement enclin à la musique pop japonaise et s'est intéressé au heavy metal très tôt. Sous l'influence de ses groupes fétiches, il arborait au lycée un look punk que ses parents lui avaient pourtant souvent demandé d'arrêter, du fait de la réputation de son père. Déjà à l'époque, Mana aimait se montrer différent des autres : il s'inscrivait volontairement au club les moins populaires, continuait d'afficher son apparence rebelle lors des rencontres sportives, et s'habillait contre le règlement en dessous de son uniforme. Il en est venu petit à petit à jouer dans un groupe, sans intention réelle de faire carrière dans la musique. Il n'avait pas de projet pour l'avenir, si ce n'était ne pas devenir homme d'affaires! Après ses études, il est parti vivre à Osaka sans but précis. Là-bas il jouait dans un petit groupe punk, avant de réaliser qu'il souhaitait prendre une orientation musicale différente. C'est là qu'il commença à se maquiller et à prendre une direction musicale moins... 'masculine'. Il intégra successivement quelques petits groupes nommés Ves.tearge, puis GIRL'e, Matenzakura avant de former son propre groupe : Malice Mizer. C'est à cette période qu'il devint vraiment le Mana que nous connaissons actuellement. Outre le maquillage, il se mit à collectionner les films d'horreur, à aimer tout ce qui révélait du mystérieux. Et, influencé par la musique classique telle que celle de Bach, il décida de jouer un genre de musique classique, mêlé de rock et de mysticisme. Il rencontra Közi en 1992 à Tokyo, avec qui il mit au point le concept démoniaque et tragique de Malice Mizer ('malice' étant pour 'akui' = 'démoniaque' et 'mizer' pour 'higeki' = 'tragique'). Ils voulurent avant tout ce concept le plus original possible, pour se détacher des groupes occidentaux.
Petite anecdote : lorsque Mana manifesta pour la première fois son envie de jouer et d'avoir une guitare à ses parents, ceux-ci lui offrirent une simple guitare, ne comprenant pas les désirs de leur fils d'apprendre plutôt... la guitare électrique. Mana ne s'est jamais servi de cette guitare.
Mana (dont le nom en kanji signifie 'nom démoniaque') a toujours cherché à se mettre en marge de la société. Par son look, ses goûts, son style, sa musique, il y a pleinement réussi. En outre, il ne prête que peu d'attention à ce que pensent les autres de lui. Et par ailleurs il déteste cette manie qu'ont les Japonais de toujours s'inquiéter de ce pensent les autres justement. Il n'est pas gêné de porter des mini-jupes (il trouve ça plutôt excitant d'attirer le regard des autres), et change de tenue pour chaque circonstance de sa vie (même hors scène, il n'aime guère s'habiller 'normalement'). Malgré ce que l'on pourrait croire il s'intéresse aux femmes, bien qu'il n'ait jamais encore été amoureux. Il aime les jolies filles au teint de poupée, romantique, énigmatique. Il a en horreur celles qui arborent le teint bronzé ou les garçons manqués. Pour l'anecdote, lorsqu'on lui demande si son idéal féminin est représenté par les rôles qu'il joue lors des concerts, il répond qu'il préfère ne rien dire à ce sujet de peur de passer pour un narcissique.
D'un naturel très timide, comme dit précédemment, il reste le plus à l'écart de la société et évite les contacts avec la foule. A la limite de l'antisocial même. Cette absence de sourire et cette manie de ne pas vouloir prononcer un mot en public fait partie de lui, de son caractère, mais contribue aussi à lui forger une image qui correspond tout à fait à ses aspirations. Il se sent même encore un peu immature dans certains domaines, prétendant n'être encore qu'un "enfant". Si ce n'est pas "mignon" ça!
A l'heure actuelle, difficile de réellement définir ce qui a poussé les membres de Malice Mizer à stopper leurs activités (il ne serait pas vraiment question d'une séparation mais d'un hiatus). Ils ont annoncé officiellement un désir de changer d'orientation (c'est le moins que l'on puisse dire pour Klaha) ou de se lancer dans leur propre voie, ce qui a conduit aujourd'hui Mana à Moi dix Mois. Car, comme il le dit : 'Créer la musique est une preuve que je suis toujours vivant.' Son orientation dans Moi dix Mois diffère légèrement de Malice Mizer, quoiqu'en disent les fans. Son style devient plus sombre encore, plus infernal, plus 'noir'. Musicalement il touche au black metal et même si certains morceaux de son premier album évoquent Malice Mizer pour certains, il s'en détache une petite pointe d'originalité qui semble, malgré tout, très répétitive. Mais il semble vouloir continuer dans cette voie qui fut son chemin de prédilection, imposant sur scène un groupe (ou 'unité solo' serait plus juste) dont les autres membres ne sont autre que des copies conformes de lui-même et dont les shows ressembleraient à une descente aux Enfers : Dix Infernal...